OUI, le Vélodrome doit RESTER comme ça !

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« QUELLE HONTE », le quotidien marseillais La Provence n’épargne pas le comportement du Vélodrome au lendemain de la rencontre Olympique de Marseille / Olympique Lyonnais. Un match à l’atmosphère très particulière avec le retour de Valbuena dans l’enceinte phocéenne mais aussi un duel entre deux équipes attendues dans le haut de tableau en fin de saison. Un duel finalement marqué par les « débordements » en tribunes entrainant une interruption du match pendant 25 minutes. Un match sous haute tension donc, où l’arbitrage a été mis à mal et où le public marseillais ressort avec une réputation nationale de « public de merde ». Est-ce réellement justifié? Et cette atmosphère électrique n’est-elle pas l’âme de cette enceinte?

Historiquement, le Vélodrome fait peur

Statistiquement, une équipe de football obtient généralement de meilleurs résultats à domicile qu’à l’extérieur. Le Vélodrome a longtemps été le stade de la peur pour les équipes adverses qui craignaient l’affrontement dans l’enceinte du Boulevard Michelet. Une réputation qui tient à coeur aux supporters phocéens.

Non, ce n’était pas « mieux avant »

Certains commentaires de supporters marseillais expliqueront qu’il y a 20 ans, le Vélodrome avait des valeurs aujourd’hui bafouées. Il n’y a que regarder sur Youtube pour retrouver les images d’un OM PSG où supporters parisiens étaient évacués en cours de match suite à des échanges de fusées, et où des marseillais utilisés des barrières pour aller se battre. Le Vélodrome a été et restera une enceinte bouillante : malgré une période de flottement ces dernières saisons (fin de l’ère Deschamps, ère Baup), l’ambiance est de retour au Vélodrome depuis le passage de Marcelo Bielsa et la couverture des tribunes.

De l’intimidation

Valbuena espérait ne pas être sifflé par les « vrais marseillais ». Ces derniers lui ont expliqué dans une banderole la définition d’un vrai marseillais. Sifflets et insultes pour le moins classiques, la touche d’originalité est venu ensuite par l’apparition d’une poupée Valbuena pendue la corde au coup dans le virage sud. Un acte « choquant » pour les médias, « marrant » pour les supporters…

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Un plus pour les joueurs

Après un pénalty discutable et un rouge logique pour Alessandrini, l’OM rentre à la pause mené au score 1 à 0 et en infériorité numérique. Certains joueurs se mettent au diapason de l’ambiance et Valbuena ne fait pas le voyage pour rien. Poussée par le public, l’équipe montre rapidement un autre visage en deuxième mi-temps avec des joueurs (Mendy, Diarra…) survitaminés par l’atmosphère électrique du stade. La coupure de 25 minutes suite aux projectiles finira même par sortir les lyonnais de leur match, et permettre à l’OM d’arracher le point précieux du nul. Le retour de la « Grinta », une équipe de soldat!

Des débordements qui profitent à tous

La Ligue Professionnel de Football, amené par Fréderic Thiriez et sa moustache, n’ont pas tarder à réagir. Avec une réunion de crise ? Oui, mais surtout en publiant sur Youtube une vidéo en double de « la soirée de Valbuena », ou « Valbuena returns to the Velodrome » sur leur compte international, le tout sur sonorités « hard rock » pour amplifier l’effet électrique. Une ligue qui souhaite donc sanctionner des faits dont elle utilise l’image pour vendre son championnat à l’international ? Les débordements lors des grosses afffiches offriraient-ils de l’attractivité à notre championnat en manque de spectacle sur le carré vert ?

Vincent Labrune, président à la côte de popularité aussi faible que François Hollande, a lui aussi tenté de faire de la récupération en se rangeant du côté des supporters et mettant la faute sur les décisions litigieuses de l’arbitre. Limite…

Un public pas en danger

Les familles doivent-elles déserter le Vélodrome ? Clairement, la réponse est non. Si les fouilles à l’entrée ne servent à rien, regarder le match dans les tribunes n’en est pas pourtant dangereux pour le public. Les tribunes Jean Bouin et Ganay offrent un certain confort tandis que les Virages ne se résument pas à baston et fumigènes.

Bouteilles en verre sur la pelouse

Le truc en trop… Si ce n’est pas la première fois que les équipes sont reconduites au vestiaires du Vélodrome en plein match (Om / Bastia en mai dernier), cette fois-ci, les projectiles ne se sont pas limités aux boules de papiers. Anthony Lopes, gardien lyonnais, a pu ramasser à ses pieds des bouteilles en verre Heïneken. La bêtise de quelques abrutis qui mène à l’amalgame.

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Ainsi, en ce lundi 21 septembre, c’est « seuls contre tous » que se retrouvent les supporters marseillais. Pas dérangeant pour ce public qui s’est toujours voulu rebelle et engagé… Et si le stade sonnera probablement creux le temps de match(s) à huit-clos, tout porte à croire que le Vélodrome n’a pas fini de résonner à Marseille !

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